Partager l'article ! La petite maison dans la prairie - partie 1: Avertissement : cette nouvelle est à déconseiller aux mères de famille pratiquante ...
"J'étais celui qui avait plusieurs visages. Pendant les réunions, j'étais sérieux, enthousiaste et convaincu ; désinvolte et taquin en compagnie des copains ; laborieusement cynique et sophistiqué avec Marketa ; et quand j'étais seul (quand je pensais à Marketa), j'étais humble et troublé comme un collégien. Ce dernier visage était-il le vrai ? Non. Tous étaient vrais : je n'avais pas, à l'instar des hypocrites, un visage authentique et d'autres faux. J'avais plusieurs visages parce que j'étais jeune et que je ne savais pas moi-même qui j'étais et qui je voulais être."
Milan Kundera, La plaisanterie
"Si tu étais une particule, tu serais un électron : tu es petit et négatif."
Grégory Olocco
"Tu es un petit être contrefait simplement réduit à ses fonctions vitales."
Vincent Méli
L'alliance de ce rythme, de la souplesse et de cette noirceur du texte crée une ambiance à la James Ellroy.
Bon, c'est sûr là, tu veux me faire gerber ?
Non, mais c'est très bien, sauf que j'ai vraiment eu des hauts le coeur... Mais c'est très sympa à lire (sérieusement), ça se visualise parfaitement, on sentirait presque les odeurs...
Bon, faut que j'aille régurgiter.
1 - je vous déconseille de lire la suite : si on ne fait pas les choses à fond cela ne sert à rien.
2 - je pense que les personnes qui écrivent des trucs atroces sont ceux qui se marrent le plus. Evidemment, il vaut mieux être celui qui tient la plume que celui qui se prend le texte en pleine face.
J'espérais réveiller la fascination morbide du sale garnement qui torturait des mouches, qui sommeille encore en chacun de nous. En tout cas au fond de moi. (Au fond, j'insiste, je ne ferais pas de mal à une mouche, au sens premier du terme.)
Moi c'est les fourmis que je traumatisais. Je voulais tester leur capacité à être "solidaire". Donc je repérais 2 fourmis plutôt proches l'une de l'autre, que l'on pouvait supposer "amies".
J'en attraper une à l'écart et l'écraser à moitié. Il était important qu'elle soir blessée mais pas morte. Donc une partie bougeait encore. Je la mettais délicatement sur une feuille et la balançais à proximité de sa copine.
Et j'attendais. Si la copine fuyait laissant la blessée mourir sans remords (je le supposais ça aussi), et bien la fourmi lâche moourait directement sous ma chaussure, non mais...
J'avoue qu'en plusieurs années de torture, peu de fourmis ont été solidaires, et j'ai été parfois obligée d'abréger les souffrances de ma malheureuse abandonnée.
Voilà, pardon, je me suis étendue sur cette histoire qui n'a pas d'autre intérêt que d'avoir probablement soulager ma conscience.