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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 07:13
Nous y voilà.

J'avais bravé la touffeur moite de la ville tentaculaire. Les épaules tassées par un soleil écrasant, giflé sans relâche par le décalage horaire et ralenti par un air spongieux, j'avais arpenté le Week-end Market, souk oriental où mon œil agoraphobe avait sans cesse dérapé sur les babioles inintéressantes. Au Wat Phra Kaeo, j'avais déambulé à l'ombre avare des fresques murales dépeignant des combats titanesques entre singes géants. Au Wat Pho, alangui sous les pales paresseuses d'une hélice, j'avais répondu par un sourire timide et un regard faussement pudique au sourire timide et regard faussement pudique de ma charmante masseuse, avant que celle-ci ne poignarde traîtreusement d'un stylet ma plante de pied à des points de vulnérabilité. Dans la clameur des paris frénétiques, j'avais applaudi des adolescents taillés de muscles carrés prier en longeant les cordes du ring avec une gravité plus ou moins convaincue, avant de se massacrer avec tout ce que l'homme peut affûter dans son propre corps pour blesser. J'avais remonté la rue de Patpong, jouant des coudes entre les étales de répliques de montres, sacs et vêtements de marques, louchant avec une gourmandise inavouable sur les gogo bars assourdissants ; dans les rectangles multicolores de leurs portes ouvertes se dessinaient des armadas de danseuses en bikinis piétinant des comptoirs, si nombreuses que les corps élancés et indistincts, jambes bras et poitrines syncopés, débordaient sur la chaussée. Sur les canaux, j'avais d'un bateau frayant à bonne allure contemplé le spectacle sur pilotis d'une misère cinématographique ; j'avais condescendu à saluer d'un signe de main faussement généreux les habitants-acteurs défilant, assis aux premières loges du spectacle de la richesse insolente et exploitée, me saluant en retour d'une main moqueuse. Sur le marchant flottant, j'avais photographié les visages burinés des commères avachies dans leurs pirogues en cadrages serrés pour éliminer l'arrière-plan omniprésent de touristes satisfaits de cette authenticité industrialisée. Sur le toit du Banyan Tree Hotel, au bar lounge du Vertigo, j'avais dominé de la cime de mon sofa les lumières chaudes de la ville nocturne, le lit de ses avenues débordantes du tumulte rouge orangé des phares ; j'avais siroté à petites gorgées prétentieuses un apéritif complexe en me prélassant sur une musique insipide et aérienne.

J'avais pressé Bangkok comme un fruit mûr. J'avais extrait rageusement sa pulpe avec un acharnement vorace et jamais rassasié. Chaque nouveau site était exploré avec une méticulosité dupe et soigneusement aveuglante ; la prise de conscience diffuse d'une hypocrisie latente se précisait, celle de tourner autour du pot comme un ongle vicieux frôlant les abords frémissants d'une aréole exaspérée sans la toucher. J'étais un voyeuriste lâche prétextant une vertu circonspecte.

Nous y voilà.

J'étais assis dans l'espace VIP du Poséidon, les yeux rivés sur mon martini rouge fiché sur la table basse. Je m'étais vêtu pour l'occasion d'un pantalon à pinces et de baskets tendance que j'avais choisis plus tôt avec une nouvelle hypocrisie de l'importance. J'avais feint une désinvolture en ébréchant cette image d'un tee-shirt au motif néanmoins graphique. Dans ce restaurant bar à l'ambiance feutrée, tapissé d'une épaisse moquette aux couleurs chaudes, un brouhaha digne et mesuré bourdonnait en japonais, thaïlandais, chinois et coréen : j'étais la seule feuille caucasienne dans cette forêt asiatique. Les hommes élégants ou importants, riches assurément, commandaient aux serveuses très courtement vêtues des boissons, des femmes, des plats chauds ou simplement des amuse-bouches. Le "buffet" était dressé le long d'une succession de canapés emboîtés, volière féminine pépiant sur un perchoir de cuir. Mon regard quittait le rubis de mon apéritif pour se tremper dans ces visages fardés et lisses, ces corps satinés drapés de robes aux chatoiements synthétiques, ces chevilles succulentes glissées dans des escarpins effilés. Pourtant particulièrement physionomiste, je ne parvenais plus, sous l'affluence des signaux saturant mes sens, à distinguer les expressions, les faces et les vêtements, avant que mon œil noyé ne regagne penaud le rivage sauf de mon martini. J'étais venu pour un "massage" car j'étais à Bangkok et il fallait pratiquer cette expérience unique au monde : s'offrir à grands renforts de billets l'illusion de l'amour dans un sexe froid et frénétique. Dans ma chambre d'hôtel, j'avais contemplé mon reflet dans le miroir et tenté de me dépassionner en envisageant l'événement tel un touriste ingénu animé de la curiosité sincère d'aborder toutes les facettes de sa destination. J'avais cherché à insuffler une joie et un désir là où je ne ressentais qu'une nécessité absurde. J'étais résigné. Une aiguille dans mon ventre s'était demandée en quoi ce reflet n'affichant aucun plaisir différait d'un des sbires démoniaques que j'avais remarqués en débarquant. Sous couvert d'une volonté d'exploration insolite, protégé d'une hauteur spirituelle abominablement malhonnête, j'étais peut-être pire. Je n'assumais pas. L'auto-persuasion, le climat du pays et son ambiance si débridée avaient progressivement fait leur office : j'avais quitté la salle de bain dans un haussement d'épaules décontractées. Je me posais tout simplement trop de questions.

Les femmes allaient et venaient, appelées par des clients ou revenant savamment poudrées d'une prestation. Volubiles ou muettes, souriantes ou prostrées. Parmi la multitude floue, deux filles se précisèrent tandis que mon attention se rodait à la pulpe des sourires, à la rondeur des poitrines, aux angles des maxillaires et aux plis des chevelures. Avec l'acuité retrouvée d'une pupille accommodée à l'obscurité, je distinguais. Jeune et douce, la lèvre et le sein ronds, l'œil soumis d'un visage bas, la première me suppliait gravement, ses deux petites mains sages posées à plat sur les jambes serrées d'une élève coupable au piquet. Ses traits à la croisée de la finesse du Vietnam et de la générosité malaisienne m'imploraient en braquant sur moi l'insistance d'un bébé labrador à l'imminence d'un bol de pâtée. La seconde, grande et plantureuse, le menton pointue et la joue tranchante, courbait une attention sévère sur son téléphone mobile. Ses pouces tapaient avec une frénésie toute asiatique des messages à l'écran et sa concentration dédaigneuse imprimait à sa bouche un pli mauvais. Ce mépris froid m'attirait paradoxalement, éveillant l'écho lointain d'un modèle amoureux calqué sur les méandres agressifs et malsains d'une domination disputée. J'étais à ma perpétuelle croisée des chemins, balancé entre une douceur assurée qu'il me faudrait canaliser et la promesse hypothétique, esquissée dans l'ombre d'un visage, d'une maîtresse farouche qui mènerait la soirée. Il était peut-être temps de casser le schéma malade qui m'attirait invariablement vers des partenaires que je n'attirais pas ; d'un autre côté, la tentation de chevaucher un fantasme inassouvi avec la certitude d'un refus impossible se présentait et m'excitait, moi qui en cet instant précis recherchais toujours l'appétit. Douceur contre âpreté. Je regardai à nouveau la plus jeune ; promise tremblante, elle m'assurait de son air pitoyable une attention prévenante. Cette soif de l'autre - et de son argent - si perceptible et inquiétante, cette gentillesse écoeurante chassa mon désir et éveilla une réaction de défense épidermique devant une tendresse toute maternelle. Sa douceur naïve ne suscitait que sympathie, celle de l'emmitoufler dans un manteau doublé au cœur d'un hiver venteux. Avant de l'épargner. Je ne pourrai pas la trahir. Je ne pourrai pas la souiller. Ma soif à moi était celle de la férocité.
La maquerelle suprême, qui me harcelait toutes les minutes sur un choix irréfutable, revint me voir. Je désignais d'un doigt grossier cette fille qui en toute autre circonstance m'aurait éconduit. La décision était entérinée : à la tendresse suave je préférais l'indifférence et la méchanceté, et, tandis que la maquerelle informait l'élue, je sombrai dans un abîme de perplexité quant à un choix aussi rationnellement masochiste. Peut-être celui du refus et de l'échec. En tout état de cause, y avait-il un bon choix ?
Tirée de son attente avec une stupéfaction hébétée, elle-même surprise d'avoir pu susciter de l'intérêt dans une attitude aussi peu séductrice, ma fille se leva. Un sourire hésitant fleurit sur son visage avec une gentillesse qui me poignarda. A foulées amples et décidées, elle gagna ma table, se présenta d'un prénom immédiatement oublié et s'assit face à moi. Mes hésitations ne furent pas stériles car j'avais volé dans leurs interstices la procédure du lieu : j'avais observé les filles rejoindre leur client et discuter de longues minutes badines avant de se lever et gagner quelque coulisse secrète où le cœur de la transaction s'opérait. Une nouvelle contrainte entrava le réveil pénible d'un désir factice : ma compagne connaissait à peine l'anglais qu'elle prononçait avec un accent thaïlandais ; à l'inverse, mon anglais contractait son visage en une moue de souffrance contenue. Nous parvînmes à échanger quelques banalités sur mon pays d'origine, ma destination, autant de bribes sans saveur insuffisantes à nourrir une conversation nécessaire à vernir la situation d'une frêle couche de séduction. Je me devais de l'imaginer nue et besogneuse pour réveiller un embryon d'allégresse. Je me forçais à cet exercice avec l'espoir ténu d'un chauffeur tournant le contact d'une voiture à la batterie faible. Le moteur tressautait mais sans joie. Mes yeux sombraient dans leur orbite et mon visage empourpré d'une gêne croissante me brûlait. Coupant un silence embarrassé, elle me le fit remarquer avec peu d'aménité. J'avais choisi la méchanceté et j'étais justement rétribué. La voiture cala. J'avais cependant atteint le point de non-retour, il me fallait sortir et pousser, quitter le domaine des mots qui nous isolaient et trouver un terrain plus sensuel où nous pourrions nous rencontrer. Peut-être alors cette fille saurait dans ce nouveau langage muet tisser l'illusion propice, et mon désir, sous l'inertie des corps, me propulserait vers le plaisir convoité. Cependant, plus j'y songeais, plus le ridicule du présent l'éloignait. Il était urgent d'arrêter de penser.

A mon initiative, la tenancière me tendit une clef. J'avais une heure et demie. Nous nous levâmes et la fille m'informa que j'étais petit. Je me rembrunis. Nous prîmes un ascenseur empli d'une foule de filles accompagnées. La jeune et douce nous avait suivis et se tenait seule, blottie dans un coin en roussissant ma joue d'un regard de reproche langoureux. Je ne lui laissai aucune prise : il était trop tard pour les remords et trop tôt pour les regrets. Nous sortîmes et ma compagne me mena le long du couloir des condamnés : un couloir désert et sentencieux à l'obscurité tamisée, fendue à intervalles réguliers de néons verticaux qui s'avérèrent des portes entrouvertes. Nous pénétrâmes sur son ordre dans une chambre relativement spacieuse qui concentrait en peu de mètres carrés, à la manière d'une chambre d'un service de réanimation, tout le confort nécessaire aux soins prodigués : un lit double s'appuyait contre le mur, un court sofa de cuir noir boudait dans l'angle, un petit téléviseur funambule et aveugle se tenait prêt à plonger à l'extrémité d'un pied articulé fixé en hauteur. Dans l'angle opposé, une large baignoire circulaire trônait derrière une volée de trois hautes marches cernées d'une tranchée qui permettait à l'eau de rigoler sans inonder.
Elle alluma la télévision. A l'invite d'un geste paresseux, je pris place dans le sofa. Elle se colla à moi, et, tandis que nous regardions absurdement MTV, posa sur ma cuisse une main lascive qu'elle retira avec la vivacité d'une brûlure. "Tu es vraiment petit" me confirma-t-elle en anglais. Elle avait retenu l'élan de son bras fuyant, consciente de l'injure qu'avait provoquée un bref instant la chute de son masque. Mon excitation éphémère disparaissait à l'horizon. Elle réanima la conversation amorcée au bar par des redites stériles appelant les mêmes réponses, à présent agacées, puis nos phrases moribondes moururent dans des soubresauts de mots froids. Elle avait abattu ses cartes : sa tentative pathétique de grappiller quelques secondes condamnait tout mot doux ou geste attentionné à glisser sur ma peau étanche et vaccinée. Elle m'avait immunisé contre l'illusion même qu'elle vendait. J'avais peut-être été toujours trop réfléchi pour y céder et la stupide évidence de ma libido agonisante écrasée par son désintérêt grossier me frappa de plein fouet. Pourtant, imbécile, je ne bougeai pas. Elle se leva, se dirigea vers la baignoire en tournant au passage le variateur d'une main aveugle, le bloquant sur une lumière feutrée avec la précision routinière d'une cuisinière agrippant une casserole tout en réglant sa plaque sur 9. Elle se déshabilla. Elle était altière, ses seins pointus étaient petits mais charnus et la toison étriquée qui tapissait son entrecuisse était drue. Son corps nu était plein et brutal. Je la préférais habillée et sensuelle. Elle fit couler un bain et m'intima de la rejoindre. Je me déshabillai à mon tour, escaladai les marches pour m'asseoir dans l'eau chaude, un sourire benêt, mi-amusé mi-gêné, brouillant mes lèvres. Assise face à moi, elle pinça mes hanches entre ses cuisses mécaniques, râpant son sexe contre mon ventre, et entreprit de me laver avec la sensualité toute féline d'un pompier spécialisé dans les affections virales de type C. Elle me décontaminait. Elle frotta vigoureusement mes bras, mes jambes, mon torse et mon ventre, inspectant chaque centimètre d'un regard concentré pour s'assurer de ma propreté ; elle s'attaqua sur le même rythme effréné à mon pénis dont elle fit rouler le prépuce entre ses poignets retournés, dextres et délicieusement anguleux, afin de ne pas toucher ce foyer de souches caractérisé. Puis elle me fit gargariser avec un sirop fortement mentholé. Maman purgeait bébé. Nous sortîmes du bain et je m'allongeai au milieu du lit. Elle protégea avec d'infinies précautions mon sexe qui, par réflexe de contact, était mollement dressé, demanda d'un mime universel et poétique si je voulais être sucé. Je refusai. Je sentis une infinie lassitude déferler. Elle s'allongea à mon côté, laissant mes mains avides de caresses illusoires parcourir avec une infinie douceur ses vallons, alternant les rythmes et les pressions. Je jouais du jazz sur sa peau, empli de la secrète prétention de pouvoir transpercer l'anesthésie charnelle que son habitude professionnelle imposait à ses sens. Entre tous, je voulais susciter. Ses tétons durcirent mais sa bouche impassible me narguait, ses yeux opaques obstinément rivés au plafond. Ses cuisses souples se resserrèrent à l'approche doucereuse de mes doigts assoiffés de son intimité, en excluant l'accès, ses lèvres scellées interdirent le baiser. Je retombai sur le côté. Elle s'allongea subitement sur moi, chevauchante et ahanante d'une jouissance industrielle. Nos corps en lutte se choquaient, nos mains furieuses se palpaient. Son engourdissement m'avait gagné, nous répétions tous deux des gestes méthodiques dépouillés de toute authenticité dans le soucis mutuel de feindre. Les minutes molles passaient. Enlacés dans une étreinte venimeuse, pressant nos reins hypocrites, nous surveillions en coin l'horloge ronde. La climatisation soufflait fort et j'avais froid. Je ne viendrai pas. J'abdiquai et me dégageai, jugeant inutile de poursuivre cette parodie aseptisée d'amour, que dis-je, cette parodie de sexe.
- "Tu as joui ?"
- "Non."
- "Tu es blessé ?"
Elle indiquait mon sexe. Je souris, libéré de toute gêne et de tout faux semblant : je m'étais déclaré non coupable de ce marasme cinglant.
- "Non, le problème ne vient pas de là", répondis-je en indiquant mon sexe à mon tour. Mon bras remonta et hésita au-dessus de ma poitrine à continuer sa course. "Il vient de là." Je tapai du plat de ma main mon cœur. Elle sourit franchement pour la première fois. Elle était belle.

Elle corrigea son maquillage précis pendant que je me rhabillai. Nous nous quittâmes en étrangers, ce que nous n'avions jamais cessé d'être et ce n'était pas ce que je cherchais. Je rentrai à mon hôtel parfaitement léger, déchaîné de mes attentes. Chaque seconde écoulée dissolvait le souvenir rance de cet épisode en préservant des images détachées, comme regardées sur une bobine lors d'un visionnage distrait. Je m'allongeai sur le lit froid de ma chambre en solitaire rassuré et me demandais, les yeux perdus incapables de ciller, si ma main indiquant mon cœur ne s'était pas fourvoyée. Je me posais tout décidément trop de questions. Cette journée assassine d'illusions sombra dans une torpeur sans rêve.

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Published by Joël Bloch - dans Récit
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commentaires

Andy Verol 09/06/2006 09:39

Bonjour,
 
Je tiens à signaler l'existence de notre collectif d'écrivains libres et énervés: http://hirsute.hautetfort.com
 
Nous travaillons avec des revues littéraires en France et en Belgique et souhaitons élargir notre lectorat.
 
Nous avons deux écrits en ligne actuellement, tous deux signés par Andy Verol:
 
http://www.le-mort-qui-trompe.fr
 
http://www.e-torpedo.net
 
Egalement deux productions ont été réalisées de 45 pages chacune:   Baise de Rue et Mon Usine qui seront édités en juin et juillet 2006 sur la revue de Patrick Cintas :
 
http://www.artistasalfaix.com/revue/http://www.artistasalfaix.com/revue/
 
Je bosse également sur d’autres nouvelles décrochées et décalées, des poèmes, etc.
 
Deux textes seront publiés dans le poézine Traction Brabant à l'automne.
 
Si vous souhaitez avoir plus d'informations ou recevoir mes travaux futurs, n'hésitez pas à me contacter
 
Andy verol

Elodie 31/05/2006 13:58

Tu as finalement tranché...

Qui suis-je ?

"J'étais celui qui avait plusieurs visages. Pendant les réunions, j'étais sérieux, enthousiaste et convaincu ; désinvolte et taquin en compagnie des copains ; laborieusement cynique et sophistiqué avec Marketa ; et quand j'étais seul (quand je pensais à Marketa), j'étais humble et troublé comme un collégien. Ce dernier visage était-il le vrai ? Non. Tous étaient vrais : je n'avais pas, à l'instar des hypocrites, un visage authentique et d'autres faux. J'avais plusieurs visages parce que j'étais jeune et que je ne savais pas moi-même qui j'étais et qui je voulais être."

Milan Kundera, La plaisanterie



"Si tu étais une particule, tu serais un électron : tu es petit et négatif."


Grégory Olocco



"Tu es un petit être contrefait simplement réduit à ses fonctions vitales."


Vincent Méli