J’ai donc rayé ce mot de mon vocabulaire, d’autant que je suis souvent étonné devant des clichés médiocres de femmes selon moi très belles.
Ce dernier point m'a taraudé et j’en ai déduit une théorie liée à deux observations.
La première provient d’une expression : « un miroir ne ment jamais », qui se passe d’explication.
La seconde découle de la correction optique de notre regard opéré par notre cerveau. Je développe avec quelques exemples.
De même, tels que nous les voyons, les trottoirs d’une rue se croisent à leur point de fuite. Mais nous avons l’intuition de la perspective et nous savons que les droites sont parallèles. Notre cerveau recrée cette notion.
Revenons à notre sujet : nous appréhendons une femme revêtue du charme de ses mouvements, de sa voix, de la féminité qu’elle dégage ; de la sympathie, de l’amitié ou de l’amour que nous lui portons. Elle nous paraît ainsi très belle. Sa photo la déshabille de ces caractéristiques et restent seulement figées sur le papier ses qualités physiques intrinsèquement objectives.
Donc ?
Comme la couleur ou la perspective, notre cerveau corrige notre perception. La vérité est cruelle : une femme peu photogénique est effectivement moche.
Je viens de me faire beaucoup d’amies.
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