L'Affreux Jojo

Velsatis s’engouffre dans une impasse. BAD MOVE, JOHNNY ! Je fonce pour lui bloquer la seule issue. La voiture se gare lentement dans la ruelle totalement déserte. Je rumine depuis une chanson et demie, baignant dans une sueur nerveuse et je comprends mieux l’expression « voir rouge » ; parce qu’autour de moi, tout est rouge comme du vernis à ongles à pétasses en mal de bite et de pognon. Je coupe le contact, défonce le bouton pour éjecter ma ceinture, ouvre à grand coup de pied ma portière, chope la batte de base-ball à l’arrière et jaillis comme Goldorak de sa navette. Autolargue. Sometimes I wanna kill, sometimes I wanna die, sometimes I wanna destroy, sometimes I wanna cry.
Le destroyer impérial achève son créneau en prenant l’extrême soin de ne pas effleurer les voitures l’entourant. Comme c’est touchant ! Je marche en sautillant vers la voiture, sept mètres, les poings serrés, les épaules nouées à en péter, six mètres. Mes yeux étincelants de haine éclaboussent l’impasse de sang ; celle-ci est effectivement déserte : sous les guitares rageuses torturées dans mes oreilles, cinq mètres, je perçois le silence seulement troublé par le moteur au ralenti de Connard. Quatre mètres, je ne peux plus retenir la course de mes jambes : je sprinte vers la portière, deux mètres, un cri de guerre extatique gonfle ma poitrine comme celui d’un Apache, un mètre, machette au poing, fonçant sur un cow-boy sans flingue.

Contact.

J’ouvre la portière à toute volée, la batte armée. Suite
Dim 7 aoû 2005 1 commentaire
Pfff...
Moi aussi j'ai des ray-bans...
Obno - le 12/08/2005 à 22h46